Archives pour la catégorie Réflexion

Comment bien écrire de la fiction

Ce guide est basé sur mon expérience d’écrivain, d’animateur d’ateliers d’écriture et de lecteur. Au cours des dernières années, j’ai eu la chance de publier un roman à compte d’auteur et de voir deux de mes nouvelles publiées dans une revue littéraire. De plus, j’ai eu le privilège de voir mon roman, « Ma femme en bleu« , promu en tête d’affiche sur Wattpad, ayant atteint en juillet 2015, plus de 100 000 lectures! Ce succès m’a apporté nombre de lecteurs et de lectrices qui ont sollicité mes conseils et commentaires sur leur travail.

Je vais tenter dans ce livre, de présenter quelques trucs et souligner les erreurs les plus communes que l’on retrouve dans de nombreux textes publiés sur Wattpad afin de donner un coup de pouce à ces passionnés que vous êtes de l’écriture.

Bonne lecture et n’oubliez pas que l’on apprend toujours, quel que soit notre niveau d’expérience. Il ne faut donc pas se laisser décourager car le plaisir d’accomplir devancera toujours le travail et les efforts qu’on y met.

Mille et une bonnes raisons de ne pas écrire

Aucun écrivain ne peut se vanter d’être à sa table de travail vingt-quatre heures sur vingt-quatre, à moins d’être un zombie, et encore. L’homme de lettres et de mots est un être humain (alors, on oublie le zombie dans cette équation) et il a le droit de dormir, de manger et boire un peu, et d’avoir des activités autres que celle du pur plaisir d’écrire. Mais, il arrive parfois – même souvent – que ces activités prennent le dessus et viennent faire dévier de sa course celui qui, malgré toutes ses bonnes intentions, a d’autres envies qui surgissent de temps à autre. Un bon livre, par exemple. On ne pourra le lui reprocher. C’est dans la même ligne de vie, la lecture. Et puis, il y a le ménage, ou à tout le moins, se ramasser un peu. Un courriel ou deux le retiendra devant l’écran pour y répondre. Une nouvelle dans les médias le fera naviguer sur des pages en rapport avec le sujet ou tout simplement du coq à l’âne. Les minutes s’écoulent puis se fondent en heures. Il se surprendra à se dire que voilà deux jours qu’il n’a pas écrit. Il se dit, je me reprendrai tantôt.

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Quand les personnages d’un roman prennent le contrôle

Tout romancier qui prend un stylo et une feuille blanche (ou qui s’installe devant un clavier et une page blanche virtuelle de son traitement de texte) s’aventure sur un terrain glissant. Les écrivains qui font un plan avant de démarrer un roman ne sont pas exclus de ce lot d’aventuriers qui voguent alors sur les eaux tumultueuses de leur imagination. Il arrive souvent qu’une histoire prenne un tournant inattendu où un personnage dit une phrase qui changera le cours des choses ou commettre un geste dramatique qui mènera l’écrivain et son monde inventé dans des coins imprévus.

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Ah, le passé qui revient comme la marée sur une plage dépassée…

Pat en 1977

Il me revient des moments comme ça, où je me revois la tête pleine d’idées, le cerveau électrisé par des idées folles, à la Dalì. De cet autrefois, il me vient des vagues que je retiens, je ne sais trop pourquoi.

Je serais tenté de vous dire que c’était le bon vieux  temps, mais ça ferait vieillard et j’ai encore une couple de dizaines d’années à traverser avant de me plaindre de la sorte. Pourtant, déjà à cette époque, j’écrivais comme j’écris aujourd’hui, les neurones en partouze, sur une autoroute sans limite de vitesse. Seule la lenteur de mon index gauche qui tapoche sur le clavier, en solitaire, sans prendre le temps de relaxer, m’empêche de carburer à la formule un de mon inspiration.

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Le coût de l’essence

Quand j’étais haut comme trois gros melons (des pommes, ça aurait été trop petit, franchement), j’aimais jouer au yoyo. Je n’étais pas un champion mais j’adorais réussir l’exploit très simplet de laisser le truc descendre jusqu’au niveau du sol et le voir remonter. Avec un peu d’expérience, je réussissais à le faire monter et descendre trois ou quatre fois. Mais je me fatiguais vite. La raison principale étant que la cordelette qui entourait mon doigt se serrait et j’avais l’impression d’étouffer.

J’aurais pu faire carrière dans le pétrole. À faire monter et descendre le prix de l’or noir, à rire de mes concitoyens qui paniquent quand l’essence monte et qui se précipitent à la pompe dès qu’elle descend un peu (moins qu’elle en avait augmenté). Mais j’ai choisi de faire autre chose. Pourtant, je me sens étranglé. Et vous?

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