Comment je commence une histoire

On me demande souvent comment je démarre une histoire et à chaque fois, je crois, je refais un examen de ma méthode. Elle a évolué, c’est certain. Au départ, il y a plus de 30 ans, j’essayais de me construire un synopsis complet avec un début, un milieu et une fin. C’est pourtant simple: on établit un problème pour un personnage X, on lui donne une mission personnelle souvent inévitable de résoudre son problème en semant des embûches et on le place en situation de résolution (ou d’échec) et voilà le travail!

Plus facile à dire qu’à écrire! La réalité, c’est que la plupart du temps, je m’y perdais. Quand je commençais à écrire, je me mettais à écouter mes personnages, à les laisser ouvrir des portes que je n’avais pas entrevues et je me retrouvais alors à dévier de ma pensée. L’histoire prenait alors des allures que je n’avais pas prévues (non sans grand plaisir, je dois l’avouer).

Puis, initié à des jeux d’écritures avec ma bonne amie Danielle ‘Deux ailes’ Lafrance, j’ai commencé à écrire des courts textes à partir d’une musique, d’une série de mots, d’une photographie ou même d’une idée ou d’un fait divers. Ainsi, je pouvais, sans plan explorer mon univers fantastique sans avoir à suivre un plan.

J’applique encore cette méthode lorsque je commence une nouvelle ou même un roman. Pour le roman, c’est une idée générale, une scène donnée (qui peut être au début comme à la fin) qui me donne un coup de crayon. Les personnes prennent forme et se déplacent, explorent, me dictent souvent des mots. Je deviens en transe et j’oublie l’environnement, mes problèmes et mes projets.

Souvent, tout devient limpide après quelques paragraphes. Je retourne en arrière pour corriger ce qui pouvait être flou ou sans direction. Mais l’essentiel réside dans l’écriture brute, vive sans m’arrêter. C’est le but de ce site : écrire pour le plaisir d’écrire, pas de publier ni même d’être lu. Je m’y plais. Mais si vous lisez ceci et lisez mes histoires abracadabrantes et qu’elles vous plaisent, alors écrivez-moi. Il me fera plaisir de vous répondre. Pour l’heure, j’écris…

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