Les crapauds

Il y a de cela plusieurs milliers de lunes, vivait une princesse d’une extrême beauté. Dans ce beau grand pays qu’on appelait Sitaifant, la beauté sublime était considérée comme un don du ciel. Or, Salimé était parmi ces élues et tous ses prétendants se bousculaient dans l’anti-chambre du roi pour pouvoir l’admirer et qui sait peut-être déposer un baiser sur la joue de l’élue de ce peuple. La jeune fille, de son côté, jouissait de ce privilège et se laissait plus souvent qu’autrement tenter par les lèvres de ces hommes en chaleur.

La mère, la Reine Gotmar, qui était d’une laideur indicible, en voulait au père, le Roi, et à sa fille, bien entendu. Un matin, elle alla trouver la sorcière Linemer et lui ordonna de transformer en crapaud tous les hommes qui auraient embrassé sa fille. Elle demanda aussi que l’homme qui allait devenir l’époux de la princesse fusse choisi par un baiser à l’une de ces bêtes affreuses et gluantes.

Salimé se leva donc un matin et entendit la rumeur voulant que des milliers d’hommes avait été transformés en crapauds. Partout, les hommes célibataires sautillaient en crapautant, désespérés. Gotmar, toute fière, alla annoncer à son mari le Roi la bonne nouvelle mais ne le trouva pas. En vain, on chercha le Roi partout. La cuisinière, Angesol, trouva un étrange crapaud dans un coin de la salle à manger. Elle apporta la bête à la Reine qui reconnu son mari, le pauvre Roi, qui, à titre de père, ne fut pas épargné du sort car il avait droit d’embrasser sa fille à sa guise. La population en voulut à la Reine pour cet odieux mauvais tour. Elle eut beau embrasser le crapaud de toutes les manières, il resta sous sa piètre enveloppe d’amphibien gluant. Elle tenta de rejoindre Linemer mais cette dernière, riche des deniers offert par la Cour, se payait un voyage à Ripa pour voir la tour Felée.

Elle alla donc voir sa fille, désespérée et la supplia d’embrasser son crapaud de père. Celle-ci refusa tout de go:

« Mère, si j’embrasse mon Roi, en retour, je devrai donc l’épouser. Cela m’est impossible! »

La Reine s’en fut donc dans ses quartiers en hurlant son désespoir, son pauvre mari rôtant des mouches fraîchement dégustées.

La Princesse, amusée, invitant tous les hommes qui étaient encore sous la forme humaine et qui étaient célibataires. Elle choisit le plus beau et le plus intelligent et l’embrassa. Celui-ci se transforma en crapaud presque aussitôt. Elle le garda dans ses mains et renvoya tous les autres déçus et penauds.

« Voilà, mon Prince, je t’embrasserai maintenant et tu deviendras mon mari. »

La Princesse déposa un court baiser sur la peau visqueuse et malodorante du prétendant. Rien ne se produisit. Elle l’embrassa encore et encore, le léchant, le frottant sur tout son corps mais le sort demeura intact. Elle rageait et voulut jeter l’animal contre le mur quand entra sa Mère, le visage enflée de pleurs.

« Ma fille, que faites-vous là? »

La Princesse s’expliqua et fondit en larmes. La Reine lui enleva le crapaud des mains et sans y penser, l’embrassa. Pouf! Le crapaud redevint l’homme jeune et beau. Tous s’exclamèrent d’oh et d’ah, félicitant la Reine pour son beau geste. Or, l’homme se retourna vers Salimé mais celle-ci était maintenant couverte de boutons et de gales, devenant chaque minute plus laide que sa mère. Le jeune homme tomba dans les bras de la Reine et ils s’en furent faire des trucs qu’on ne raconte pas dans les contes.

Le Roi, tout mouillé de sa dernière visite dans la Mare Royale, sauta dans le corsage de sa fille. Salimé sursauta et, découragée, retira le crapaud et le lança sur le mur où il mourut instantanément.

On fit un procès et toute la ville fit une indigestion de cuisses de crapaud. L’auteur de cette histoire fut pendu et on débrancha blogger.com

(Comme vous pouvez le constater, il m’arrive d’écrire des choses complètement inutiles et démentes. C’était pourtant un bon départ pour un conte… Il faut cependant que je les écrive, ces histoires connes, car elles me servent de catalyseur pour de meilleures histoires. Désolé de vous avoir fait perdre du temps… l’Auteur)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

deux × trois =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.