Où est Chaton ?

Chaton est parti. Il a sorti ses griffes et là, sa maîtresse, elle lui a fait la gueule et l’a foutu à la porte.

Fini la chatte à nougat, fini la java soixante-neuvième à la Beethov. Chaton est terré en quelque part. Il est redevenu humain, ordinaire, réel. Le Prince Charmant est désormais l’Ogre Bête, le Vieux Laid, le poteau de secours sur lequel la bonne dame se glissera si le bonheur lui en dit, histoire de monter (ou descendre) au 5e ciel (les autres étages étant en rénovation – ou en attente de meilleur parti, qui sait!?)

Le planeur frôle les herbes sèches dans le pré désert. Plus personne ne fait la queue. C’est tout juste si l’épouvantail ne s’est pas mis à fumer de l’herbe juste pour voir si les étincelles de sa colère n’enflammeront pas son suicide interdit. On en est rendu aux soupirs longs comme une pause commercial au canal Info-Pub. Les regards de biais ne valent pas plus qu’un litre d’essence en 1985. C’est dire que le taux de change est pire. L’heure OH est décalée. La trotteuse a ralenti sous le pas alangui de la reine du foyer exilée dans ses bureaux où on la vampirise, petit à petit. Même Yogi ne fait plus de yoga. Il est retourné aux paniers de pique-nique en faisant des bouh-bouh dépressifs.

C’est bleu profond.

L’homme saoul est moins que gris: il voit la vérité, ses stupides idées, ses mots qui ont fracassé le mur fragile que l’union sans force a transformé en farce. Je divague? Voyez l’écume des jours qui s’accroche aux arêtes pointues de mes jours à me morfondre sur ce NULL en boucle. Que celui qui n’a jamais pété respire le premier air. C’est dit comme ça, sans rétention, hennit à la jument sabotée.

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