Archives du mot-clé Meurtre

Tout ce que tu feras, tu le feras pour moi

Lorsque Quentin apprend que sa femme le quitte après 6 ans de passion, il décide froidement de l’assassiner mais au lieu d’être arrêté et jugé – ce qu’il désire ardemment afin de mettre fin à son désespoir – il est pris dans un tourbillon sanglant dirigé par un être étrange qui a des allures de démon venu des entrailles de la Terre. La seule façon de s’extraire de cette folie meurtrière ne peut se faire que par provoquer sa propre mort, mais ça aussi peut être compliqué, surtout lorsqu’on traite avec l’au-delà.

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Le dent-de-lion de Sam

Sam arriva à la hauteur de la plante avec une certaine appréhension. C’était la première fois qu’un pissenlit envahissait ainsi son parterre.

« C’est fini, je n’utiliserai plus de crottin de moufette végétarienne pour engraisser ma p’louse! maugréa-t-il entre ses dentiers. En plus, c’est plein l’endroit où mon pauvre Jap-jappe s’est fait arrosé, dieu ait son âme, pauv’ p’tit Pékinois! »

Il essuya une larme qui coulait doucement sur sa joue et cracha dans ses deux mains avant de solidement empoigner la hache bien affilée. Il regarda le gros bouton orangé qui se dandinait à sept mètres au-dessus de sa tête et fit de nouveau la grimace.

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Goulag Blues

J’ai eu 25 ans ferme. Pas de sursis ni de libération conditionnelle. Il faut dire que je n’y ai pas été de main morte. Un beau cadavre, que le policier a déclaré lors de mon procès. Après une déclaration comme ça, j’étais tout fier de dire que j’étais coupable, même si ça a sacrément déplu à mon avocat. La couronne jubilait. ‘Une victoire contre les œuvres du diable !’ titrait l’eGazette. ‘Une perte pour les anges du ciel’ a pleurniché ma maman dans son mouchoir brodé.

On m’a installé dans le Village. J’ai ma cellule à moi, toute équipée, au beau milieu du parc, près de la mer. La Mer des Humeurs, qu’ils disent. Méchante humeur : le jour, la température extérieure dépasse allégrement les 145 degrés. De quoi se faire cuire le coco dans le temps de le dire. Pas question de faire des séances de bronzage à moins d’aimer le cancer.

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Coucou, les cocus

On était tous là, aux funérailles de Sabine Villegaças, sous une température torride. On annonçait des orages. L’air était si lourd que certains des hommes présents ouvrirent leur parapluie, comme s’ils voulaient cacher leur peine de l’humidité prenante. Dans mon costard bleu nuit un peu trop grand pour moi, je sentais ma peau dégouliner de sueur. J’avais mal au cœur non seulement à cause de l’odeur des fleurs qui n’en finissait plus de crever mais également parce que je suis allergique aux funérailles. Mais celles là, je ne pouvais les manquer.

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Sur la plage

Les vagues poussent doucement l’écume fraîche sur le sable compressé par l’eau salée. La plage est déserte. Il n’y a que quelques goélands qui tournent autour d’une carcasse de crabe dont ils ont fait festin depuis le matin. Bien que la matinée soit bien avancée, les touristes tardent à rejoindre ce coin du monde où tout semble s’être arrêté.

Une brise tiède balaie les grandes herbes dorées derrière la clôture blanche. Les toits des maisons dépassent derrière l’assemblage sculptural des pierres anciennes. Derrière les rideaux fermés, on chuchote. Mais le bruit des vagues chasse le moindre murmure et le temps grignote les secondes comme les heures.

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