Ton désert

Je me suis perdu dans ton désert. L’oasis, si beau, si brillant, n’était que mirage et c’est de rage que mes pleurs se sont asséchés sur l’aride contrée désertée. Depuis j’erre comme un mendiant dans une cité d’égoïste, à quêter un peu de ce que tu m’as enlevé. La blessure est guérie, en surface. C’est en dedans que la morsure me tue. Et pourtant, je ne t’aime plus. Te dire que je te hais serait un peu exagéré. Mais je ne t’aime plus, toi. J’aime encore pourtant ce que nous étions, en marge, un peu fous. J’aime encore aussi les lueurs de l’aube ou les restes du jour qui s’éparpillaient à travers le feuillage sauvage.

Aujourd’hui, le sable a figé l’engrenage. Mon cœur bat, terré sous les dunes, des arêtes meurtrières sur un paysage passé. Tu as trouvé un chemin lumineux dans la noirceur des tes ombres, éloigné de ma lumière. J’en suis heureux. Le mien est toujours éclairé et mes ombres sont celles où je marche encore quelque fois, pour oublier l’aveuglement de notre histoire.

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